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18 mai 2009

Effet boomerang chez Monsanto

Effet boomerang chez Monsanto

« En permettant l’homme, la nature a commis beaucoup plus qu’une erreur de calcul ; un attentat contre elle-même. » Emil Cioran.
Philosophe et écrivain roumain,

Aux États-Unis, cinq mille hectares de culture de soja transgénique ont du être abandonnés par les agriculteurs et cinquante mille autres sont gravement menacés. Cette panique est due à une « mauvaise » herbe qui a décidé de s’opposer au géant Monsanto, connu pour être le plus grand prédateur de la Terre. Insolente, cette plante mutante prolifère et défie le Roundup, l’herbicide total à base de glyphosphate, auquel nulle « mauvaise herbe ne résiste ».

Quand la nature reprend le dessus.

C’est en 2004, qu’un agriculteur de Macon, en Géorgie, ville située à environ 130 kilomètres d’Atlanta, remarqua que certaines pousses d’amarantes résistaient au Roundup dont il arrosait ses cultures de soja.

Les champs victimes de cette envahissante mauvaise herbe ont été ensemencés avec des graines Roundup Ready, qui comportent une semence ayant reçu un gène de résistance au Roundup auquel nulle « mauvaise herbe ne résiste ».

Depuis cette époque, la situation s’est aggravée et le phénomène s’est étendu à d’autres états, Caroline du Sud, et du Nord, Arkansas, Tennessee et Missouri. Selon un groupe de scientifiques du Centre for Ecology and Hydrology, organisation britannique située à Winfrith, dans le Dorset, il y aurait eu un transfert de gènes entre la plante OGM et certaines herbes indésirables, comme l’amarante. Ce constat contredit les affirmations péremptoires et optimistes des défenseurs des OGM qui prétendaient et persistent à affirmer qu’une hybridation entre une plante génétiquement modifiée et une plante non-modifiée est tout simplement « impossible ».

Pour le généticien britannique Brian Johnson, spécialisé dans les problèmes liés à l’agriculture : « Il suffit d’un seul croisement réussi sur plusieurs millions de possibilités. Dès qu’elle est créée, la nouvelle plante possède un avantage sélectif énorme, et elle se multiplie rapidement. L’herbicide puissant utilisé ici, à base de glyphosphate et d’ammonium, a exercé sur les plantes une pression énorme qui a encore accru la vitesse d’adaptation. » Ainsi, un gène de résistance aux herbicides a, semble-t-il, donné naissance à une plante hybride issue d’un saut entre la graine qu’il est censé protéger et l’amarante, devenue impossible à éliminer.

La seule solution est d’arracher les mauvaises herbes à la main, comme on le faisait autrefois, mais ce n’est pas toujours possible étant donné l’étendue des cultures. En outre, ces herbes, profondément enracinées sont très difficiles à arracher et 5 000 hectares ont été tout simplement abandonnés.

Nombre de cultivateurs envisagent de renoncer aux OGM et de revenir à une agriculture traditionnelle, d’autant que les plants OGM coûtent de plus en plus cher et la rentabilité est primordiale pour ce genre d’agriculture. Ainsi Alan Rowland, producteur et marchand de semences de soja à Dudley, dans le Missouri, affirme que plus personne ne lui demande de graines Monsanto de type Roundup Ready alors que ces derniers temps, ce secteur représentait 80 % de son commerce. Aujourd’hui, les graines OGM ont disparu de son catalogue et la demande de graines traditionnelles augmente sans cesse.

Déjà, le 25 juillet 2005, The Guardian publiait un article de Paul Brown qui révélait que des gènes modifiés de céréales avaient transité vers des plantes sauvages, créant ainsi une « supergraine » résistante aux herbicides, croisement « inconcevable » par les scientifiques du ministère de l’environnement. Depuis 2008, les media agricoles américains rapportent de plus en plus de cas de résistance et le gouvernement des États-Unis a pratiqué d’importantes coupes budgétaires qui ont contraint le Ministère de l’Agriculture à réduire, puis arrêter certaines de ses activités.

Plante diabolique ou plante sacrée

Il est amusant de constater que cette plante, « diabolique » aux yeux de l’agriculture génétique, est une plante sacrée pour les Incas. Elle fait partie des aliments les plus anciens du monde. Chaque plante produit en moyenne 12 000 graines par an, et les feuilles, plus riches en protéines que le soja, contiennent des vitamines A et C et des sels minéraux.

Ainsi ce boomerang, renvoyé par la nature sur Monsanto, non seulement neutralise ce prédateur, mais installe dans des lieux une plante qui pourra nourrir l’humanité en cas de famine. Elle supporte la plupart des climats, aussi bien les régions sèches que les zones de mousson et les hautes terres tropicales et n’a de problèmes ni avec les insectes ni avec les maladies, donc n’aura jamais besoin de produits chimiques.

Ainsi, « la marante » affronte le très puissant Monsanto, comme David s’opposa à Goliath. Et tout le monde sait comment se termina le combat, pourtant bien inégal ! Si ces phénomènes se reproduisent en quantité suffisante, ce qui semble programmé, Monsanto n’aura bientôt plus qu’à mettre la clé sous la porte. À part ses salariés, qui plaindra vraiment cette entreprise funèbre ?

Texte de Sylvie SIMON

20 novembre 2007

Pourquoi consommer des graisses biologiques ? Beurre, margarine ou huile ?

Depuis quelques années, on attend tout et son contraire concernant les matières grasses. On nous parle d'équilibre entre Oméga 9, 6 et 3, des trans (acide gras artificiel), du régime crétois à l'huile d'olive... Comme pour beaucoup de choses, il n'y a pas de solution miracle. Du beurre, de l'huile, de la margarine : consommez des graisses variées, en quantité raisonnable. D'un point de vue diététique, évitez de consommez les graisses en même temps que les sucres rapides car les premières seraient stockées par l'organisme et les secondes passeraient directement dans le sang.

L'intérêt du bio

Mais j'aimerais attirer votre attention sur deux choses : la perte de saveur d'un beurre insdustriel et le risque des acides trans contenus dans les margarines végétales.


Le beurre de baratte bio

Pour commencer, sachez que les graisses animales, ainsi que les laitages, sont championnes pour fixer les polluants (engrais, pesticides, hormones...)

Fabrication du beurre :
Un beurre est fabriqué avec la crème du lait. La crème est agitée jusqu'à ce que les molécules grasses s'agglutinent les unes aux autres, et se séparent ainsi du babeurre (liquide résiduel). La baratte, outil traditionnel, est utilisée pour les beurres bio. Aucun conservateur n'est ajouté. Ce sont des ferments naturels qui vont faire maturer la crème, pendant 18 heures. Elle sera ensuite travaillée à la baratte pendant 2 ou 3 heures puis conditionnée et mise au froid.
Un beurre industriel est fait avec un appareil appelé butyrateur. On ajoute un mélange lactique, des arômes, du bétacarotène et le beurre est prêt en 3 heures, sans étape de maturation.

Le lait utilisé :
Un bon beurre se fait avec un bon lait. Or, la qualité du lait dépend de l'alimentation de la vache. Nourrie avec de l'herbe fraîche, une vache donnera un lait de meilleure qualité. Les vaches laitières de la filière bio sont nourries toute l'année au fourrage, non traité aux engrais de synthèse. Un beurre fait avec du lait de bonne qualité sera plus tendre, plus savoureux, riches en vitamines, et il contient un équilibre en Oméga 9 et en Oméga 6 et 3 dans les proportions recommandées. Un beurre issu d'un élevage intensif aura un apport complètement déséquilibré en Oméga.

Manger du beurre, oui. Mais du beurre bio !


Margarines ou les graisses végétales

Les acides trans :
Une margarine est fabriquée grâce à un processus industriel appelé hydrogénation partielle, qui permet de solidifier artificiellement des huiles végétales, liquides à l'état naturel. Cette transformation produit des acides gras articficiels (trans) qui sont responsables entre autres de maladies coronariennes.

Margarines bio :
Une margarine biologique n'est pas hydrogénée. Ce sont des graisses naturellement semi-solides (graisse de palme, graisses de coco) qui sont utilisées. Quelques ajouts : un colorant (jus de carotte), un conservateur (jus de citron) et pour homogénéiser, de la lécithine de soja garantie non OGM. Toutes les margarines bio ne supportent pas la cuisson. On notera que les graisses de palme bio ne participent pas à la déforestation.

Les margarines sont intéressantes car elles sont moins saturées que les graisses animales. Mais attention aux trans, prenez du bio !


Source : Consom'action n°36, le magazine des biocoops.

15 octobre 2007

[Blog Action Day] Oui au biogaz, non aux agrocarburants !


Nous sommes le 15 octobre aujourd'hui, c'est un jour spécial. C'est le Blog Action Day. C'est donc un jour d'action, un jour pendant lequel on milite, un jour pendant lequel on exprime son opinion, un jour pendant lequel on espère changer le monde. Tous les bloggueurs sont invités à écrire un message sur l'environnement, pour essayer de toucher le public le plus large possible. Ayant commencé à m'exprimer sur ce sujet depuis quelques temps, je saute sur l'occasion pour recommencer !

Peut-être est-ce du au Grenelle de l'environnement... mais je trouve l'écologie de plus en plus présente. De plus en plus de publicitaire utilise cet argument pour vendre. Et j'ai même eu la surprise de trouver un article dans un magazine pour entrepreneur, qui parlait du développement durable comme d'une botte secrète pour l'avenir. Les villes commencent aussi à s'y mettre : Lille par exemple...

Un centre de valorisation organique

La ville de Lille a choisi de s'engager dans le dévelopement durable en construisant un centre de valorisation organique. Une usine qui transforme les déchets organiques (déchets de cuisine et de jardin essentiellement) en biogaz. Les déchets étant forcément produits, c'est une réutilisation très ingénieuse, qui permet - plutôt que de les mettre à la décharge - de leur donner une deuxième vie afin de produire du biogaz d'une part et du compost d'autre part.

Le biogaz épuré donne du méthane consommable par les bus pour rouler ! Dans un premier temps, une centaine de bus roulera au biogaz. D'ici à 2011, l'ensemble des véhicules - soit 450 bus - rouleront soit au gaz naturel, soit au biogaz.


Et les agrocarburants ?

Pour pallier au manque de pétrole avenir, certains industriels proposent des agrocarburants, produits avec du blé, du maïs, de la betterave...

Si l'on compare l'énergie dépensée pour produire ces agrocarburants et celle qu'ils fournissent : le bilan est souvent médiocre, voire négatif.

Mieux encore, comparons les émissions de gaz écomnomisées par les cultures d'agrocarburants et la culture de forêts :
- la culture du blé pour faire de l'éthanol permet d'éviter, par la substitution au pétrole, entre 0,2 et 0,6 tonne de gaz carbonique par hectare et par an
- la conversion, aux Etats-Unis, de cultures en forêts de pins permet (par la croissance des arbres) d'économiser 3,2 tonnes de gaz carbonique par hectare et par an

La canne à sucre a le meilleur rendement, elle évite 2 t/ha. Mais transformer leur culture en forêt tropicale (et arrêter la déforestation !) permettrait d'économiser entre 4 et 8 t/ha.


Donc les agrocarburants sont une fausse bonne solution. Plantez des arbres seraient plus utile ! Et pour remplacer le pétrole, prenons le modèle de Lille et votons pour le biogaz.

Source :
- La métropole lilloise transforme les déchets en gaz pour faire rouler ses bus
Par Philippe Allienne, le samedi 22 septembre 2007
Journal Le Monde


- Les agrocarburants présentent un bilan écologique médiocre
Par Hervé Kempf, le samedi 18 août 2007
Journal Le Monde

20 septembre 2007

[Ecologie] Existe-t-il un tourisme responsable ? - Partie 1

C'est drôle, je ne m'étais jamais posé la question de savoir si le tourisme polluait. S'il pouvait créer une nuisance pour les pays visités. En France le tourisme apporte de l'argent, fait tourner l'économie en dynamisant, par exemple, les secteurs de l'hôtellerie et de la gastronomie. Alors pourquoi serait-il nuisible… ? Il permet à toute une partie de la population de vivre et d’avancer.


Jusqu'au jour où un ami, parti faire le tour du monde en vélo, a écrit ces mots :
"Il est aussi difficile d’assumer d’être un touriste alors que l’on se dit pro-écolo et que l’on croit aux valeurs du social et non de l’économie. Qu’est ce que le tourisme sinon une manne économique ? Existe-t-il un tourisme responsable ? Ou ce concept n’est-il qu’un leurre de plus crée pour nous tromper, comme « l’agriculture raisonnée » ou les « bio-carburants »…"

En observant et analysant les chiffres d’un peu plus près, le tourisme prend une autre image. Il y aurait 700 millions de voyageur (plus d’1,6 milliards prévus pour 2020), pour 200 millions d’employés dans le secteur touristique. Le poids économique est donc fort : 6,5 % des exportations mondiales…

MAIS les implications d’une telle activité ne sont pas de toutes beautés. Le tourisme a entraîné la baléarisation des lieux très visités (littoral bétonné à la hâte, destruction des sites naturels, épuisement des ressources naturelles, déplacement des populations locales…), l’exploitation d’une main d’œuvre enfantine (il y aurait au moins 500 000 enfants de moins de 15 ans travaillant en Inde…), un développement du tourisme sexuel (l’UNICEF estime que cela concernerait 2 millions d’enfants…) et bien sur un impact sur la planète avec la pollution créée.

Prenons le temps de regarder quelles sont les émissions de gaz à effet des serres, selon les transports, pour une distance équivalente :
- bâteau : 0,2
- train : 3
- bus : 25
- voiture route : 60
- voiture ville : 100
- avion court-courrier : 100
- avion long-courrier : 60

Nicolas et Christophe, vous pouvez être fier de votre choix de transport (si on oublie l’avion…) car le vélo est le moyen le plus économe en énergie, suivi de la marche à pied !

Pour limiter la pollution, chaque personne devrait se limiter à 500 kg d'émissions de gaz équivalent au CO2 grand maximum par an, c'est-à-dire un aller-retour Paris-New York ou 10 000 km en voiture.

Source : le livre "Être Ecovoyageur", disponible dans les magasins Natures et découvertes, pour 1 euro.

14 septembre 2007

Economie d'énergie avec un google noir...


Pour économiser de l’énergie, on nous conseille d’éteindre les appareils électroniques en veille, d’utiliser des ampoules à basse consommation, d’éteindre la lumière en sortant d’une pièce… Mais il y a une chose à laquelle nous n’avions pas pensé : peindre Google en noir !

En effet, un blogueur américain a présenté une théorie selon laquelle le simple changement de couleur de fond de Google du blanc vers le noir permettrait d'économiser pas moins de 750 Mégawatt d'énergie par an. Tout simplement parce qu’une page quelconque affichée sur un écran d'ordinateur nécessite environ 74 Watt si elle est blanche et seulement 59 Watt si elle est noire!

Le "département de l’énergie" américain a publié des chiffres confirmant cette étude : plus la couleur est sombre, moins l’énergie est consommée !

Alors allez donc faire un tour sur cette version Google noir !


EDIT : apparemment, les nouveaux écrans LCD réagissent différemment en terme d'affichage. Fabien Claudel écrit ceci en commentaire :

"Les écrans LCD, qui composent la majorité du parc des moniteurs maintenant, sont rétro éclairés (Éclairage transmissif). Les 'petits néons' ou les LED utilisés pour 'rendre lumineux' l'écran se foutent éperdument de savoir si les pixels affichés sont blancs ou noirs... La consommation de courant reste donc parfaitement identique que l'on affiche majoritairement du blanc ou du noir..."

Dommage, l'idée était bonne !

25 août 2007

Réflexions sur les OGM et la politique agricole

De grands débats ont lieu chaque année sur les organismes génétiquement modifiés (OGM). Le principe est simple, prenons le cas du maïs MON810 par exemple : ces cellules ont été modifiées pour qu’il sécrète une toxine insecticide appelée « Bt » et qu’il protège la plante des insectes et maladies. Une plante qui se guérit elle-même, n’est-ce pas merveilleux ?

Cependant, la quantité d’insecticide produit varie de 1 à 100 selon les plantes. Ce qui montre à quel point cette technique est dangereuse car incontrôlable. La Hongrie, l’Autriche, l’Italie, la Grèce, la Suisse et la Pologne ont déjà interdit cet OGM, l’Allemagne a suivi récemment. Et la France ? Après avoir laissé sous entendre qu’un moratoire aurait lieu, les ministres de l'Écologie, Alain Juppé, et de l'Agriculture, Christine Lagarde, ont décidé de ne pas interdire le maïs MON810, produit par l’Américain Monsanto. En effet, la Commission du Génie Biomoléculaire (CGB) "relève qu'il n'y a pas à ce jour d'éléments de nature à remettre en cause l'évaluation environnementale de ce maïs". Et le principe de précaution ?

Un choix de politique agricole

La question des OGM soulève un problème plus important, celui de la mondialisation et du besoin de produire en plus grandes quantités, plus vites et sans pertes. Un OGM est une sorte de superman créé pour avoir des supers pouvoirs et résister aux intempéries, aux insectes ou mieux encore, à la nature. La question que je me pose est la suivante : la mondialisation est-elle une bonne chose pour le bien être de l’homme ? Est-ce une bonne chose d’utiliser toujours plus d’énergies pour produire toujours plus de choses, créer toujours plus de besoins et toujours plus de maux pour l’humanité ?

Hervé Kempf résume beaucoup mieux mes pensées dans un article paru dans le journal Le Monde, du mercredi 22 août 2007 :

« Il est en même temps, de plus en plus clair que la question transgénique symbolise le choix plus large d’une politique agricole. Soit une agriculture industrielle, fortement intégrée à l’industrie agroalimentaire, menée par un nombre restreint d’exploitants très performants – et les OGM rentrent dans ce cadre. Soit une agriculture moins intensive, cherchant davantage la qualité que la quantité, soucieuse du respect de l’environnement et de la santé, mais visant aussi à créer des emplois directs – et les OGM sont hors concours »

Quelle politique agricole voulons-nous ? Vu la croissance de la population, on peut se demander si nous avons vraiment le choix. Cependant, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a exprimé sa confiance pour l’agriculture biologique :

« L’agriculture biologique a le potentiel de satisfaire la demande alimentaire mondiale, tout comme l’agriculture conventionnelle d’aujourd’hui, mais avec un impact mineur sur l’environnement.»

Une action de notre part

Certes, ce n’est pas nous qui décidons. Et les personnages politiques actuels semblent se soucier davantage des profits que de notre santé. Alors nous sommes impuissants, que pouvons nous y faire ? Cette question, mon ami Christophe ne la supporte pas. Il est toujours possible de faire un geste, dans notre vie quotidienne, pour soutenir une cause. Dans notre cas, ce serait pour soutenir l’agriculture biologique. Les magasins biologiques se développent de plus en plus, il y a même des supermarchés. Les produits biologiques peuvent aussi être commandés en ligne avec un site comme Le Campanier ou L’association AMAP qui proposent le maintien d'une agriculture paysanne. Alors certes, ces produits sont un peu plus chers, mais ils sont beaucoup plus seins pour notre organisme et pour l’environnement. Un sac de provision de légumes coûte 7 à 11 euros, un sac de fruits coûte 9 euros, soit une place de cinéma ou un à deux paquets de cigarette… A vous de choisir.


Source :
- Moratoire sur le maïs OGM MON810 : Greenpeace encourage Alain Juppé à passer aux actes
Par APOTEKER Arnaud, Greenpeace France, le 25 mai 2007

- Un OGM suspect en Allemagne reste autorisé en France
Par LCI, le 14 juin 2007

- Les OGM, un choix de politique agricole
Par Hervé Kempf, le mercredi 22 août 2007
Journal Le Monde

12 août 2007

Pourquoi les hommes sont-ils si égoïstes ?

Pour occuper mon voyage en train de Bordeaux à Paris, j'ai acheté le journal Le Monde du week-end avec son supplément le Monde 2. J'aime beaucoup ce magazine car il est illustré par des photographies de qualité et les sujets sont très variés.

Un article du journal a attiré mon attention : La fin de "baiji", déesse du fleuve, par Pierre Le Hir et Mathieu Rached. Baiji désigne une espèce de dauphin d'eau douce, vivant dans la rivière Yangzi, en Chine. Il s'est adapté à la capture des crabes et des poissons avec son long bec spatulé.

Eh bien après de longues recherches - 6 semaines - effectuées par des scientifiques, il semblerait qu'il n'y ait plus aucune trace de ce dauphin... Par la pollution des eaux, les filets de pêche, la circulation fluviale ou encore la pêche par explosif, l'homme a réussi à faire disparaître une nouvelle espèce de la surface terrestre.

Combien d'autres espèces faudra-t-il encore voir disparaître avant de réagir ?

J'assistai dernièrement à une conférence donnée par la société Iglo, distributeur de produits surgelés, en partenariat avec la fondation WWF. De nombreuses espèces de poissons sont menacées actuellement. Les pêches sont trop intenses, les poissons n'ont pas le temps de se reproduire, les habitats sont menacés... Pour avoir un ordre d'idées :

48% des zones de pêches sont exploitées au maximum
16 % sont sur-exploitées
9 % sont épuisées

Alors que nous exploitons 75% des réserves de pêches mondiales ; le merlu, la morue, le flétan, le thon rouge et bien d'autres poissons sont en situation très préoccupantes. Plus de 85 millions de tonnes de poissons ont été pêché en mer en 2005 (source FAO).
Il existe pourtant des quotas mis en place pour sauvegarder les différentes espèces, répartis dans des zones plus ou moins à risques. Seulement, les règles ne sont pas respectées.

Un organisme, le Marine Stewardship Council, a été créé en 1997 en partenariat avec Iglo et WWF. Il est aujourd'hui totalement indépendant et surveille les zones de pêches. Le label MSC a été créé pour certifier de la bonne provenance des poissons. Il récompense les pêcheries à la gestion et aux pratiques écologiquement responsables.

La société Iglo a signé un partenariat avec WWF pour respecter les ressources naturelles et se lancer dans un développement durable. L'entreprise s'engage à augmenter ses achats de poissons ayant le label MSC (poissons plus chers), sans changer ses tarifs. Iglo propose des poissons surgelés natures ou cuisinés, des poissons panés et une gamme de légumes cuisinés.

Vous trouverez sur le site de la Marine Stewardship Council la liste des produits qui portent le logo MSC en France.

Remarque : au niveau strictement écologique, les surgelés consomment beaucoup d'énergie pour congeler, transporter et conserver les aliments. Aussi, je tenais à souligner les bons engagements de la société Iglo sans pour autant faire l'éloge des produits surgelés. Ils sont une solution bien pratique pour notre société, trop pressée, mais sont trop peu écologiques.